L’option Mélenchon

Je ne suis pas français, mais je suis bien francophone et francophile. Je suis également Européen et internationaliste. Pour cette raison, c’est avec une attention particulière que je suis l’élection présidentielle française de cette année. Chaque élection présidentielle a eu son degré d’importance, car la vie politique française réverbère historiquement au-delà de ses frontières partout en Europe; mais celle-ci l’est peut-être encore plus, non seulement dû au contexte économique national et international, mais également à cause du contexte géopolitique mondial.

J’écris donc sur cette élection internationale et en étant conscient que ma contribution n’est que modeste, si elle a un quelconque impact, alors bienvenue soit-elle. Face à une élection terriblement serrée, j’aimerais bien soutenir un candidat ainsi qu’exprimer mon vote potentiel si j’en avais le droit : car si j’étais français, je voterais Jean-Luc Mélenchon.

Je me penche sur son programme économique en premier. Mélenchon est le seul candidat à parler du réel problème qui a affaibli l’économie française et européenne depuis plusieurs années : les politiques néolibérales d’austérité. Rien que sous le quinquennat de François Hollande, les inégalités en France ont augmenté. Selon des données de l’INSEE, la France compte plus de 8.8 millions de pauvres ; un Français sur sept vit avec moins de 60 % du revenu médian, c’est-à-dire avec 1000 euros par mois. Le chômage demeure au-dessus du seuil des 10% ; 13% des salariés sont catégorisés comme précaires, tandis que le nombre de millionnaires a augmenté. Les politiques d’austérité, destinées à éviter des endettements massifs des administrations, n’ont même pas réussi leur objectif, puisque la dette publique a explosé depuis 2008 et est passée de 65% du PIB à presque 100% ; tout cela dans un contexte d’inégalités croissantes.

La solution proposée par Mélenchon est de renverser complètement ces politiques. Premièrement,  en initiant un programme de relance Keynésien de dépenses publiques, financé à travers les impôts et la Banque Centrale Européenne. La BCE prête chaque mois 100 milliards aux banques privées pour qu’elles relancent l’économie de la zone Euro, ce qu’elles ne réussissent manifestement pas. Pourquoi ne pas utiliser cet argent pour financer temporairement les états et que ceux-ci investissent dans des projets publics nécessaires ? En mettant en marche ces projets, l’État encouragera les PME, qui à leur tour, emploieront des travailleurs. Les résultats seront une baisse de chômage (ce qui entraine un double effet positif : moins d’allocations chômage à payer, donc moins de dépenses et plus d’impôts payés, donc plus de revenus), mais également une augmentation du pouvoir d’achat, de la consommation et de la collecte fiscale. Au final, les revenus engrangés seront même supérieurs à la dépense initiale !

Ce programme économique Keynésien de relance économique par l’État est amplement réalisable et l’exemple est donné en Espagne où les mairies gouvernées par les mouvements anti-austérité de Madrid, Barcelone et Saragosse ont fortement augmenté les inversions publiques et sociales depuis deux ans, créant de la richesse collective mieux répartie tout en réussissant à faire des excédents sur leurs budgets et à réduire les dettes municipales, notamment grâce aux mécanismes exposés ci-dessus. Le gouvernement central qui lui est au contraire aux mains de la droite pro-austérité, enregistre un déficit de plus de 4.5%. Au Portugal, c’est le gouvernement central anti-austérité qui a réussi à diviser par deux le déficit public tout en augmentant le salaire minimum, en récupérant les prestations sociales et en augmentant le pouvoir d’achat des concitoyens.

Je me suis concentré sur son programme d’investissement public, mais cela est loin d’être la seule mesure destinée à stopper l’austérité. Pour cela, il faut également améliorer les conditions de travail, sociales et économiques des citoyens français. Cela passe, entre autres, par augmenter le salaire minimum, engranger une politique fiscale plus distributive, abroger la loi travail El Khomri qui précarise encore plus l’emploi… Économiquement parlant, son programme est donc réalisable, soutenable et même souhaitable, puisque non seulement il vise à améliorer les conditions de vie des citoyens les plus affectés par la crise économique, mais cela à en plus le potentiel d’être la meilleure option de réduire la dette et le déficit.

Ses détracteurs lui reprochent que l’Union Européenne n’approuvera pas un tel programme et ils ont probablement raison. Les traités européens blindent et perpétuent l’austérité de façon institutionnelle et en faisant d’elle une priorité politique; il faut donc absolument les réviser, en particulier le Pacte de Stabilité et le Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne, qui régule la Banque Centrale Européenne. Nombreux sont les économistes qui appellent depuis de longues années à leur révision. La seule façon de se libérer de l’austérité et de s’attaquer à sa racine, c’est-à-dire, les traités eux-mêmes.

Jean-Luc Mélenchon est également le candidat qui a parlé le plus activement de l’écologie. Le réchauffement climatique est une réalité scientifique : ses premiers effets se font déjà ressentir, mais les pires viendront dans les années à venir. Nous avons un devoir envers les générations futures de prendre des mesures écologiques dès maintenant. Par exemple, commencer une transition énergétique, en délaissant progressivement les énergies fossiles et en développant les énergies renouvelables, en protégeant les biens communs tels que l’air, l’eau ou les matières premières contre la surexploitation et la pollution. Mélenchon a aussi promis d’utiliser l’investissement public pour développer ces mesures.

Il a aussi exposé la ligne qu’il maintiendrait en affaires étrangères. Elle s’inscrit dans la tradition Gaulliste. Au niveau de l’Union Européenne, comme je l’ai expliqué, il est nécessaire de réviser les traités et de maintenir une ligne dure face à l’opposition probable de l’Allemagne (petite mention spéciale aussi à son opposition au TAFTA, le traité commercial avec les États-Unis, qui met en danger les acquis sociaux, l’environnement et la souveraineté des états faces aux multinationales). Il est clair que sa position par rapport à l’UE ne satisfera pas tout le monde : mais l’UE est arrivée à un statu quo insoutenable. Ce n’est pas Mélenchon qui risque de la briser, mais sa négative à changer. Et si les hommes politiques ne proposent pas d’alternative à ce statu quo, alors celle-ci se fracassera toute seule. Il s’est également déclaré comme un candidat pacifiste. Dans un monde qui revit une montée de tensions guerrières, avec la guerre civile en Syrie, l’autoritarisme de Poutine et l’imprévisibilité de Donald Trump, il est nécessaire d’avoir une position pacifiste, diplomatique, mais surtout indépendante.

Mélenchon propose une réforme constitutionnelle pour l’instauration d’une VIème République. C’est un aspect crucial et positif de son programme car l’actuelle constitution française date des années 60 et fut créée à un moment historique particulier. Il s’agit tout simplement de moderniser un système politique et de l’adapter au XXIème siècle. Un changement structurel de ce calibre est toujours prioritaire. Cette VIème République requerra d’une nouvelle Constitution, qui sera rédigée par une assemblée constituante de citoyens et ensuite soumise à un référendum. Les lignes directrices pour la moderniser seront de mettre fin à la « monarchie présidentielle », de doter de plus de pouvoirs l’Assemblée Nationale et de donner plus d’espace à la participation citoyenne, entre autres.

Jean-Luc Mélenchon représente également la meilleure option pour infliger une défaite à l’extrême-droite. Brisons le tabou: Marine le Pen a de sérieuses options de gagner cette élection. Le FN a déjà gagné aux élections européennes de 2014 et nous ne pouvons espérer que le système électoral puisse l’empêcher de gagner cette fois-ci.

Si le deuxième tour dépare un face à face entre Marine le Pen et Fillon ou Macron, la France se retrouvera avec une situation similaire à l’élection présidentielle américaine de 2016, entre un candidat représentatif de l’establishment et un candidat d’extrême-droite. Hillary Clinton avait derrière elle tout le support de son parti, des pouvoirs financiers et des médias, comme c’est le cas d’Emmanuel Macron en France actuellement, par exemple. Mais les médias français répètent les erreurs de leurs homologues américains contre lesquelles mettaient en garde les journalistes américains Thomas Frank et Sarah Smarsh.  Si aux États-Unis on pouvait lire des « Hillary Clinton a plus de 80% de chances de gagner l’élection présidentielle américaine » ; aujourd’hui en France nous lisons des « Macron battrait largement le Pen au deuxième tour ».

Le problème des principaux journaux américains, comme des français, est que les journalistes proviennent généralement de milieux financièrement aisés et hautement éduqués et donc que les rédactions manquent cruellement de diversité socioéconomique. Et même si l’information est honnête, les médias présentent des opinions très biaisées, éloignées des réalités sociales et qui manquent de représentativité. En France, les médias parlent peu des cités, des tensions raciales, de la désindustrialisation, de la pauvreté, de la précarité au travail, ou du rejet grandissant envers la politique traditionnelle. En soutenant Macron de façon ostentatoire, par exemple en listant ces appuis publics, mais en attaquant Mélenchon en car « il inquiète les marchés financiers », les médias réaffirment ce clivage. Après avoir vu les erreurs commises aux États-Unis, les médias français devraient réfléchir à comment parler avec les couches de la population sous-représentées dans l’opinion publique.

Il existe une frustration de la population envers la politique indéniable ; elle s’est accumulée depuis des années et a empiré à cause des mauvaises conditions économiques. Le Front National a surfé sur cette vague en canalisant la frustration populaire de la pire façon possible, avec un discours identitaire et xénophobe. Ni le Parti Socialiste, ni les Républicains ont été capables de récupérer ces électeurs désabusés et à l’évidence, ne le feront pas non plus à cette élection. Il est difficile d’imaginer Macron, qui au final est le candidat préféré des partis traditionnels en cas de deuxième tour, réussir à récupérer ces citoyens qui ne feront que l’identifier au système qui les a délaissés. Et même si Marine le Pen perd, une victoire de Macron ou de Fillon ne fera que repousser cinq ans le problème. L’austérité, le libéralisme, et le statu quo ne feront qu’accroitre la précarité, la pauvreté et les inégalités, aggravant encore plus la déconnexion des gens de la politique et les poussant vers les bras de l’extrême-droite.

Pour les raisons présentées ci-dessus, le meilleur candidat est Mélenchon. D’ailleurs, la montée dans les sondages est un reflet de cette réalité. Beaucoup de gens qui étaient indécis, ou ne se sentaient pas représentés par les partis actuels ont finalement décidé de voter pour lui. Sa politique économique, destinée aux citoyens français avant tout, est la meilleure. Mais en plus, il offre une représentativité positive à tous ceux qui ont été laissés de côté par le système. Une représentativité positive basée sur l’espoir et non sur la haine comme le fait le FN. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, comme européen, mon choix est fait : ce serait Jean-Luc Mélenchon que je voterais avec espoir.

Jean-Luc Mélenchon

© Mario Cuenda García

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Hasta Siempre Comandante

Fidel Castro ha fallecido un 25 de noviembre de 2016, con 90 años. Hace exactamente 60 años, un 25 de noviembre de 1956, se hallaba en una playa de México, rodeado de 81 revolucionarios, entre quienes estaban su hermano, Raúl Castro, Ernesto ‘Che’ Guevara y Camilo Cienfuegos. Esa misma noche, embarcaron en un pequeño yate comprado a un americano, llamado Granma en honor a su abuela, y se lanzaron al mar Caribe. Durante siete días surcaron el mar, hasta desembarcar el día 2 de Diciembre en la parte oriental de Cuba, refugiándose en la Sierra Maestra y dando comienzo a la Revolución Cubana. Dos años más tarde, el 1 de enero de 1959, la Revolución triunfaba y el 8 de enero, Fidel Castro entraba como un héroe en La Habana, apoyado por cientos de miles de cubanos.

Puedo entender las caras de incredulidad, de enfado o puede que hasta de desprecio al mostrar mi apoyo público a Fidel Castro. ‘¡Pero si era un tirano! ¡Un dictador! ¡Un asesino!’ son los argumentos más repetidos por sus detractores. No comparto en absoluto esa visión simplista y me niego a dar crédito a muchos argumentos repetidos hasta la saciedad, muchas veces desde la ignorancia, otras desde la falsedad, que no por ello se vuelven válidos. Ciertas críticas son acertadas y reconozco el carácter polémico de mi defensa, la más polémica que puedo hacer dentro de mis convicciones al estar defendiendo a un líder autoritario, pero no por ello renuncio a ella. Con toda la información en mano, si algún día, delante de un tribunal ficticio, tuviera que ejercer de abogado defensor de Fidel Castro y la Revolución Cubana, lo haría sin pestañear, reconociendo los errores, vehementemente defendiendo los logros y con la voluntad de mejorar ahí dónde se cometieron equivocaciones.

Cuba en los años 1950 era una dictadura militar bananera, dónde Fulgencio Batista gobernaba al servicio de Estados Unidos. La larga carretera que une Varadero a La Habana fue construida por la Mafia americana, que quería urbanizar toda la costa norte con hoteles, casinos y burdeles para convertirla en Las Vegas caribeña. La United Fruit Company, también conocida por la masacre de 3000 trabajadores en Colombia en los años 20 y luego famosamente recordaba en Cien años de Soledad de Gabriel García Márquez, tenía grandes extensiones privadas, incluidas playas, en el cual el acceso a los cubanos estaba prohibido (no hablemos ya de la explotación a los guajiros). Existía la segregación racial, al igual que en Estados Unidos. Las tasas de analfabetismo y malnutrición infantil eran altísimas y la concentración de tierras estaba en manos de una minoría oligárquica.

La Revolución Cubana no fue un golpe militar obra de un loco: fue una verdadera revolución popular. Cuando Fidel Castro y los barbudos salieron de Sierra Maestra, eran apoyados por miles de compatriotas. La Revolución requería de grandes reformas, incluidas expropriaciones de tierra y empresas para hacer de Cuba un país más justo. Reformas, que Estados Unidos no pudo aceptar: primero intentaron derrocar a Fidel Castro con una invasión marítima conocida como la invasión a Bahía de Cochinos. Al fracasar, impusieron un embargo comercial absolutamente devastador que dura ya más de 50 años y es en gran parte, culpable de la miseria de la isla y de los errores que se cometieron a posteriori.

El valor moral de Fidel Castro y la Revolución fue más allá de Cuba. Demostraron a los demás países latinoamericanos que podían escapar de la doctrina Monroe, una doctrina informal según la cual Estados Unidos se otorgaba el derecho de intervenir en Latinoamérica para proteger sus intereses. Eso le ha permitido hacer y deshacer gobiernos a lo largo de muchas décadas. La CIA participó en el golpe de Estado a Allende, los marines invadieron la minúscula isla de Granada cuando los comunistas ganaron las elecciones, y la administración americana financió la contra nicaragüense. Estados Unidos ha apoyado a muchos tiranos latinoamericanos, desde Trujillo a Pinochet, siempre que estos se mantuviesen en su área de influencia. No pudieron con Fidel Castro, que sentó un precedente de soberanía nacional frente a las constantes injerencias extranjeras: muchos nunca se lo han logrado perdonar y de ahí el encarnizamiento de muchos sectores contra su persona.

Fidel Castro y Cuba fueron importantes también en la lucha contra el Apartheid, al intervenir directamente en la Guerra Civil Angoleña de Angola. Cuando Angola se independizó de Portugal en 1975, se desencadenó una guerra civil entre varias facciones, entre las cuales estaba el UNITA, apoyado por la Sudáfrica pro-apartheid y el MPLA, un movimiento marxista de liberación nacional, apoyado por Cuba y la URSS. Cuba envió tropas a Angola y la derrota del UNITA años después marcó el principio de la caída del régimen segregacionista sudafricano. Por esa razón eran Nelson Mandela y Fidel Castro íntimos amigos.

Es cierto que los hitos de la Revolución Cubana distan mucho de ser los ideales, lo sé perfectamente. He leído en detalle sobre el siglo XX en Cuba e incluso visité la isla en 2015, en un afán por ver con mis propios ojos lo que allí se vivía. Podría escribir un post igual de largo sobre los errores y los puntos negativos de la Revolución Cubana. No existe la libertad de prensa, no existe la libertad de asociación y no hay elecciones libres. Ha habido exilios masivos y hambruna. Sigue existiendo pobreza, y están emergiendo incipientes desigualdades económicas. La Revolución Cubana, con todo su idealismo, se encontró con la cruda realidad y tuvo que enfrentarse a ella también.

Sin embargo, la falta de desarrollo y la pobreza, son característicos de países tercermundistas o en vía de desarrollo, independientemente de su sistema político y económico. Un ejemplo cercano: Haití nunca ha experimentado el comunismo y no deja de ser un país dictatorial, pobre y subdesarrollado. Lo realmente admirable es que un país rodeado por un embargo económico, habiendo aplicado una versión caribeña del socialismo, en muchos aspectos defectuosa, haya sido capaz de mejorar la educación y la sanidad a niveles de países desarrollados. Son éxitos innegables. Ahora toca mejorar lo que no ha se ha conseguido: la libertad individual y colectiva, así como las condiciones económicas de los ciudadanos.

Y sí, Fidel Castro era un líder autoritario. Es el aspecto que más difícil se hace defender como demócrata europeo, habiendo sido educado en una tradición democrática y anti-autoritaria. Pero será el único al que defenderé, por su excepcionalidad histórica, por su significado moral para millones de personas y porque su figura e influencia positiva sobrepasan ampliamente su papel autoritario. Puesto en perspectiva, Fidel Castro representa una excepción singular absolutamente digna de estudio y en mi opinión, perfectamente defendible. Afrontaré la defensa de esta opinión con argumentos en otro billete.

Fidel Castro, a día de hoy es odiado o amado, insultado o alabado a partes iguales. No fue un santo, pero sí un ejemplo en muchos aspectos. Personalmente, no me cabe duda de que sopesando todos los argumentos, que no puedo sintetizar en un solo billete, Fidel Castro era un idealista, un hombre que se opuso al poder establecido y a la injusticia, que creyó firmemente en la construcción de un mundo más justo y luchó por conseguirlo. Creo, que con todos sus errores y defectos, hay que reconocerle el bien que hizo pero también tener la honestidad de criticar lo que hizo mal.

No deseo replicar el sistema estadista cubano en mi país. Pero haciendo un análisis histórico y político de Cuba, poniéndolo en perspectiva, me encontraré siempre defiendo a Fidel Castro y sus ideales de revolución y justicia social.  Y aun así, ¿qué gano defendiendo a Fidel Castro? Personalmente, absolutamente nada. Lo que busco evitar es que desde la hipocresía, y muchas veces desde la ignorancia, se impongan ideas históricas erróneas y se perpetúe un discurso falso. Frente a la desinformación, hechos y realidades para que cada cual se forme su opinión. Yo personalmente, con toda mi información en mano, que es mucho, no me avergüenzo de defender a Fidel Castro. Hay quién se alegra con su muerte. Pobres, solo ha muerto un hombre: las ideas y el legado permanecen.

¡Hasta siempre, Comandante!

Fidel Castro y Che Guevara

Fidel Castro y Che Guevara

PD: Hace dos días, falleció a los 96 años Marcos Ana, poeta comunista y preso político más largo del Franquismo: 23 años pasados en las cárceles franquistas por un crimen que nunca cometió. Un hombre que luchó toda su vida por los ideales de justicia social y libertad. También se merece un homenaje en este billete de blog. Que en Paz Descanses, camarada.

© Mario Cuenda García

Las Lágrimas de San Lorenzo

Pronto son las lágrimas de San Lorenzo, y este año vienen más amargas que nunca.

Sobre el cielo de Extremadura lloverán las estrellas fugaces.

En el frescor de la noche, bajo la luna nueva,

Me tumbaré en la dehesa, rodeado de encinas.

Escucharé el canto de los grillos y el susurro de las cigarras.

Callaré y miraré al firmamento azul oscuro,

Veré la bóveda celeste girar y girar.

Estará la Osa Mayor y la Estrella Polar, Casiopea junto a Castor y Pólux.

Y empezarán a llover las estrellas fugaces: una… dos… tres… cuatro… así hasta noventa.

Toda la noche.

Cada una será un recuerdo, a cada cual más bonito.

Llegar del campo y verte sentada en el patio, entre tus macetas recién regadas.

Despertarse una fría mañana de invierno y verte desayunando en la cocina.

Ayudarte a caminar por las calles del pueblo, una muleta en la mano y mi brazo en la otra.

Verte apoyada en el marco de la puerta de entrada, por las tardes,

Esperando nuestra llegada tras largos meses de ausencia.

De niño, hablar contigo todos los domingos por teléfono.

Verte pasear por el porche del campo, observando los atardeceres y los árboles frutales.

Verte disfrutar de unos higos campestres, recogidos expresamente para ti.

Verte recoger orégano y guardar el ramo con mimo hasta llegar a casa.

Escuchar las anécdotas de tu infancia y tus recuerdos de la Guerra Civil.

Verte sollozar al despedirte de nosotros cuando nos íbamos a Bruselas.

Y lo más importante, cuidar de ti, todos, en los largos años de enfermedad.

Ayudarte en cada acción cotidiana, darte de comer, visitarte en la residencia,

Escucharte siempre, darte conversación, hablarte y besarte.

Absolutamente todo ha valido la pena.

El amanecer ahuyentará las lágrimas, pero no los recuerdos.

Y a la noche siguiente, habrá una nueva estrella, fija esta vez, en el firmamento.

Hay vínculos con una tierra que son inquebrantables.

Has sido y serás siempre un vínculo que me une a Salvaleón para la eternidad.

Descansa en paz, Abuela María. No te olvidaremos.

Escrito en Salvaleón, Extremadura, la noche del 3 de agosto del 2016.

© Mario Cuenda García

Brexit: lessons for the future

Britain has decided to leave. I am sad, slightly shocked and worried. This is a huge blow to European integration, probably the biggest setback in 60 years of European project. I would like to write about the causes of this result, but also its consequences and the lessons we can learn from it.

Let’s be clear: the European Union is a positive project with plenty of benefits, but it is also is an imperfect construction full of mistakes which still needs reform. Among its problems, it faces a democratic deficit and an excessively liberal structure which privileges financial interests over citizens’ concerns. As such, we cannot remain uncritical about this EU; more and more people are asking the correct questions but unfortunately, many are not giving the rights answers. Brexit is probably the worst one so far.

Yes, the EU has its part of responsibility. But do not fool yourself, the results of the referendum have little to do with a rational criticism of the EU and its policies. There are the consequence of two factors which have been visible in the last years. Firstly, the rise of the nationalist, xenophobic and reactionary far-right which disguises its true ideology behind a well-calculated Euroscepticism. Secondly, the passivity of national governments, which have desisted in their defence of EU and even worse, allowed it to be used as a scapegoat to avoid responsibilities for policies taken at home. This is especially true in the UK, paradoxically the less integrated country of the EU. It is undeniable that David Cameron was comfortable with the social anger targeting the EU instead of the British government and that he even encouraged this attitude.

The referendum itself was not a mistake, but there was no need of convoking it. As The Economist writes, “Back in 2013, the public opinion was not clamouring for it”. It was a short-term gamble to silence noisy Eurosceptic backbenchers and to maintain the unity of the Conservative party. It was an irresponsible electoral move thought on party terms, not national. Three years later, the country experiences its worse political instability ever and David Cameron resigns with leaves a disastrous legacy.

The campaign and the results

Then came the campaign. The ‘Remain’ side was poorly led. David Cameron was overconfident in his convincing capacities and he wrongly thought that his February deal with the EU would suffice to convince undecided voters. He is not an Europeist and he was uncomfortable defending a position which was unnatural to him. He campaigned for the EU because he knew that the alternative was worse. In consequence, the arguments were more about the catastrophic consequences of leaving than about the positive effects of remaining. Thus, the ‘Remain’ campaign had absolutely no capacity of illusion: it relied too much on the politics of fear. Jeremy Corbyn was not very active in the ‘Remain’ campaign either, but he is not to blame: the ‘in or out’ debate was nothing but a civil war within the Conservative Party which spread to national and European politics. No wonder that he did not want to be stuck in it. On the other hand, the ‘Leave’ campaign was even worse. It was full of lies and contradictions. The Brexiteers, especially Nigel Farage, dragged the debate into the recurrent topic of immigration, until it became the core of the campaign, eclipsing all other considerations. As Owen Jones wrote, the campaign focused on immigration as if “migrants and people fleeing violence and poverty were the cause of the multiple problems afflicting European society, from the lack of secure jobs and houses to stagnating living standards to public services ravaged by cuts”. Unfortunately, this xenophobic and nationalist campaign won. Traditionally working classes worried about immigration, ended up voting ‘Leave’, proving that nothing had been done to counteract the dominant and false argument on immigration.

The results are worrying in many ways. Look at the politicians who have celebrated the outcome of the referendum: Marine le Pen, Nigel Farage, Geert Wilders, Matteo Savini and so on. It is a victory for scaremongers, bigots and xenophobes. Furthermore, the statistics of the referendum project the image of a truly ‘Broken Britain’ (how ironic…) with four major cleavages. First, an impressive generational one. Second, a cleavage between nations. Third, one between educated and less educated people. Fourth, one between well-off and less well-off people. It would be easy to blame the uneducated poor for this result, but the causes are far more profound. Look for the reasons in the rising inequalities provoked by liberal and austerity policies, which have left many people impoverished, disenchanted with politics and felt abandoned by a political class which does not look for their interests.  

european stars

Europe is crying

The consequences for the UK

The list of consequences is too long for this post, but I would highlight one word: uncertainty. The short-run economic effect will be affected by this completely new situation. Understandably, firms will delay investments and important decisions until the new status of the UK is agreed with the EU. Once the agreement comes into force, firms might fly and relocate elsewhere in Europe. This will likely throw the UK into a recession and hurt employment numbers. The British Union is likely to suffer: Scotland will push for independence and Northern Ireland might push for reunification. Universities are also big losers. EU students wanting to study in the UK will now probably rethink their choice until the uncertainty dissipates: this means less talent and less money will come to the UK. Diversity on campuses will diminish. British students will lose access to the Erasmus program which allows them to study abroad in Europe. Overall and without getting into details, it will become harder for everyone to work or study in the UK until the uncertainty dissipates. The same applies to Britons in the EU. The long-run forecast is more difficult. As EU trade treaties will not apply anymore once it leaves, Britain will have to renegotiate all of them. Eventually, the economy will stabilise and recover, but it will lose attractiveness. Foreign investors, start-ups, young talents and so on see the UK as a fantastic place to invest or set up partly because it is part of the EU. With this door closed, they will look for alternatives in the continent. Many will leave and many more will just not come in the first place.

The relationship between the UK and the EU

Now here comes the crux of the matter. The Treaty on the European Union contemplates exits in its Article 50. The procedure is the following: the UK has to notify the European Council its desire to leave. Then, the UK and the European Council negotiate an ‘exit agreement’. Once it is reached, the European Parliament has to approve it by a qualified majority. Then, ‘The Treaties cease to apply to the State in question from the date of entry into force of the withdrawal agreement’. There is a very important point here: the European Council negotiates the new situation with the UK as an outside actor, not a member of the Council anymore. Whatever the final agreement is, the UK is not in a position of strength and stands to lose. If it wants to remain part of the internal market, as many ‘Leave’ supporters argued, it will have to accept European standards, allow free movement of people and contribute to the European budget, like Norway does. The Article 50 is not the only possible outcome; other agreements can be reached. However, if the EU wants to be credible, it must strictly stick to the Treaty provisions. Any concession will undermine its legitimacy, create a dangerous precedent and give wings to Eurosceptic forces around the continent to further disintegrate the union. Sadly, the first divisions are already arising. Several finance Ministers, François Hollande, Jean-Claude Juncker and Martin Schultz have asked the UK to start the procedure as soon as possible, saying it won’t be an amicable divorce. On the other hand, Merkel says there is no need to be nasty on the UK, opening the door for a more favourable agreement. This is dangerous for the whole Union (I will develop the possible outcomes and the relationship-in another post).

The consequences for the EU

They are contradictory. For instance, Brexit could actually be positive. The British conception of the EU as a big economic market has done much harm to European integration. The UK has constantly slowed down European initiatives, filibustered many actions that could have led to a closer union and has an important part of responsibility in the frustration created by this EU. Many pro-European actors will be happy to see such a burden leave. But as I mentioned in the introduction, it is also the biggest setback in European history. For the first time, a member state leaves the European project and menaces to trigger a dangerous domino effect. The Austrian election was already a worrying sign. If Britain reaches a successful deal with the EU, nationalist parties in the EU will probably push for the same, endangering the whole project. Hopefully, this could be the major catharsis the EU needs to reform. Unfortunately, none of the actual national leaders has the European vision to lead a major reform project. A truly and rare European actor is Guy Verhofstadt. Unfortunately, he is in a weak position (he is just an MEP) and he is alone. Some of his policy proposals are right, but I believe the EU has to take a more social turn, not a liberal one.

What the EU must do is to stand up with courage for its core values, to take a battery of measures and to set a grand project for the next years. First, it has to stand up against right-wing nationalism. This means opening borders for refugees, equally redistribute them in European countries and fight the anti-immigration discourse. The measures that could be taken to relaunch the morose European integration include: enhancing transparency, public inversion in transport infrastructures, the end of unnecessary austerity policies, restructuration of the Greek debt, redefinition of the ECB status, dropping the unpopular TTIP negotiations and many more. My idea for a grand project which could reconcile the EU with its disenchanted citizens would be fighting fiscal evasions and tax heavens. It is politically feasible, economically positive and it will show that the EU is effective in tackling today’s world problems and that it works for its citizens.

I will end up on a positive note. It has been said that our generation is disenchanted with the European project. That we take everything for granted and that we do not value what has been achieved. Yet, on the 23rd of June, more than 65% of people aged between 18 and 24 voted ‘Remain’. This does not mean that they agree on everything with the EU, as I do not, but it genuinely acknowledges that the European project is right and that the future of the people of Europe is together. The creation of a truly European youth is succeeding. These voices may have been silenced today, but they will come back stronger. I have no absolutely no doubt that the UK will, as an equal partner, be part of the EU once again in the future. We will welcome them with our arms opened to continue the construction of this outstanding project: the European Union.

© Mario Cuenda García

Why Owenite communities were destined to fail

Robert Owen, a British Industrialist in the XIX century is considered to be the father of socialism in Britain. A philanthropist, he developed a series of ideas which have been labelled as ‘Utopian Socialism’ and he distinguished himself by revolutionising the social organisation of a community of mills he owned in Scotland. His example inspired a series of identical communities which one after another disappeared at different points in time. Nonetheless, questions and debates around his figure and his ideas are still actual. Can he be labelled as a socialist or a communist? Were his communities the first cooperatives? The debate which will be assessed in this essay looks at the following question: were Owenite communities destined to fail? My answer is that these communities were indeed destined to fail. It seems easy and uncontroversial to say this in the XXI century, knowing that they indeed failed, but there is not much focus in literature on why they were set to fail. To support my answer, the essay will be structured in the following way. Firstly, I will analyse Robert Owen’s social views. Secondly, I will examine his political thoughts. Thirdly, I will look at what he did in New Lanark and during his campaigns. Finally, I will expose my arguments on why the Owenite Communities were set to fail, relying in three main arguments.

I make an explicit difference between Robert Owen’s social and political views because he was without a doubt a social visionary, but he could be described as a political traditionalist. Owen’s social thoughts challenged the major beliefs of his time. In the early XIX century in Britain, the bourgeoisie argued that poverty was inevitable if progress was to be achieved. Furthermore, poor people were responsible for their fate. Owen denied all of this: he believed society should provide means to the poor to develop themselves. He was probably one of the first thinkers to argue for a kind of societal intervention to alleviate poverty. Gregory Claeys, a political scientist, named Owen’s doctrine ‘philosophical necesitarianism’. The core belief of this doctrine was that individuals were not fully responsible for their ideas and actions; rather, these were instead determined by the society they lived in. Hence, people’s bad behaviours which included cruelty and selfishness were ultimately influenced by the environment that surrounded them. Hence society should be drastically changed to create the ‘New Society’. If people changed their behaviours from cruelty and selfishness to kindness and sympathy, this would progressively change society until the New Society is created. This is a rather utopic view, which later on gave his ideas the name of ‘Utopian Socialism’.  Finally, Robert Owen thought that the impulse of this ‘New Society’ should come ‘from above’. This means that either a rich philanthropist like him or the state, should re-organise society to change it. This is a very ‘paternalistic’ approach to politics.

 If there is a fair amount of consensus on his social thought, his political views are somewhat more contested and it is easy to find divergent opinions in the literature. On one hand, he has been presented as ‘despotic’ and undemocratic while on the other hand, he has been described as more democratic than socialists of his time. Indeed, his political thoughts were less advanced that the social ones and they were constrained by the epoch he lived in, with an emerging capitalism and an undeveloped antagonism between the bourgeoisie and the proletariat. Thus, according to Ralph Miliband, Owen had really negative views on the workers. He saw them as an ignorant mass, who in their desperation could engulf society in anarchy and chaos. He did not believe in the emancipation of the working class. Rather, he talked about emancipating humanity with a universal union and peace with all men. Hence, his proposals did not want to present any threat to wealth and power. He believed the same order should be maintained and that his proposals were indeed a wall against a revolution. However, there was an important change in his political views in the early 1820s: gradually he started embracing socialist positions. He started believing that the system of private property and the subordination of all human affairs to the drive of profit was also an impediment to social improvement.

In 1800, Robert Owen arrived to the New Lanark mills in Scotland. He started implementing a series of social changes that would bring him fame. In Great Britain, the conditions of the working classes were horrendous: men and kids worked more than fourteen hours per day. In New Lanark, Owen founded infant schools, where children went during the day. Working hours were no longer than 10 and a half hours per day. More impressive: when a crisis in cotton stopped work for four months, his workers received their full wages all the time. After a couple of years, the business doubled in value. Owen has been accused of improving the life of his workers but without giving them the means to organise. In fact, he even introduced some forms of democratic management: workers committees elected judges who would rule over infractions committed in the community. Meanwhile, Robert Owen tried to spread his ideas. He made a continental tour to promote himself. He even made a conference in front of the Congress of the USA. At the beginning, he was not seen as an agitator and he was very well received in many circles, but when he started pushing for reforms, he faced the hostility of many rich. On the other hand, he did not believe in the working class leading itself and was also confronted with the growing Trade Union movement.

However, Owenite communities were destined to fail, both as an example of societal organisation and as an instrument of change. The three main reasons of failure were the following. Firstly, the communities were heavily reliant on a paternalistic figure, either the state or a philanthropist. If this figure did not fully commit to the wellbeing of the community, it could not succeed. Indeed, some Owenite communities failed as soon as the philanthropist withdrew. Following this first idea, the second reason why they were destined to fail is because they did not offer enough empowerment to the working class. Workers had some responsibilities, but as Owen did not think they were entitled to govern, he never gave them full responsibilities. These two reasons together show why these communities were destined to fail as a societal organisation. The third reason why this communities were destined to fail, this time as an instrument of change, is because they did not challenge the established political and economic order. Taking terms from Olin Wright, this was a mixture of symbiotic and interstitial transformation. Interstitial because the communities were created at the margin of the system. Symbiotic because a powerful figure was needed to start the process of transformation. Overall, even though New Lanark wanted to change society, it did not present a fundamental challenge to capitalism. Robert Owen cared about conditions of life of the poor, but he never sought to empower them: he always considered the ruler as a major agent of social change and even after heading towards socialism, he did not lose faith in the goodwill of the powerful. Overall, to end on a positive note, I would argue that Owenite communities were the embryo of socialism, a sort of proto-socialism. Hence, as the very first expression of the quest for a new social and economic order, it probabilities of surviving were low, but it set an example and ideas which would be used later on.

To summarise, Robert Owen was a philanthropist and a man ahead of his times in terms of social beliefs. He did not think that poor people were responsible for their condition. Rather, it was the society in which they lived that influenced their behaviour. To eradicate poverty, a ‘New Society’ impulse by a philanthropist or the State should be created. Politically he was more conservative. He did not believe the workers could govern themselves and he saw them as an ignorant mass. His beliefs were a wall against a revolution. In real life, Owen got confronted both with rich people and the Trade Unions. In New Lanark, he improved drastically the life of all the workers with his measures. Overall, however, Owenite communities were destined to fail for three reasons. First, they were heavily reliant on the figure of the philanthropist. Secondly, they did not give any real empowerment to the working class. Thirdly, it did not represent a challenge to the established order. Rather, it was a mixture of symbiotic and interstitial transformation which ultimately was set to fail. It nonetheless laid the grounds for future socialism.

Note: To make it easier for the reader, I have not included footnotes nor the bibliography. However, this can be found for further consultation on the original paper, which is uploaded and available in the website academia.edu:

https://www.academia.edu/23860668/Why_Owenite_communities_were_destined_to_fail

© Mario Cuenda García

Mis números de 2015

Bueno, WordPress.com me ha agasajado con estos datos sobre mis primeros meses como blogger, que podéis leer más abajo pinchando en el enlace. Es una auténtica satisfacción ver que he llegado a tanta gente en tan poco tiempo y espero seguir haciéndolo. Jamás habría firmado superar las 2000 visitas tan rápidamente y alcanzar 31 países del globo. Han sido tres meses con muchas horas dedicadas a reflexionar y a escribir, y planeo que sean muchísimas más.

Debo dar muchísimas gracias a todas las personas que hacéis que este blog siga funcionando, es decir todos vosotros que lo leéis. He recibido muchos halagos que me hacen sentir orgulloso, y también una buena dosis de crítica positiva (y también negativa, que también es necesaria) que conjuntamente, mantienen viva mi motivación para seguir con esta mini aventura que es mi blog. ¡Un abrazo enorme y feliz y próspero 2016!

P.D. WordPress presenta los datos de forma muy amena, pero muy detallada. Aquí hay un extracto para abriros el apetito:

Un teleférico de San Francisco puede contener 60 personas. Este blog fue visto por 2.200 veces en 2015. Si el blog fue un teleférico, se necesitarían alrededor de 37 viajes para llevar tantas personas.

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